



Deimos et Phobos, les lunes jumelles, satellites de Mars / Photo #1 : Deimos — source : racine / Photo #2, 3 et 4 : Phobos — source : jmm45 / daviddarling / NASA



Photographies : Michael Najjar / High Altitude / Source : Michael Najjar
“On 29 January 2009 at 2.25 in the afternoon Michael Najjar stood on the summit of Mount Aconcagua, at 6962 meters the highest mountain on the American continent and the highest mountain in the world outside of the Himalayas.”


Image #1 — Mission Apollo 17 / NASA — source : wikipedia / Image #2 — Mission Apollo 16 / NASA — source : lheureux
Ils gagnèrent les abords de la cité morte. Les lunes jumelles projetaient à leurs pieds une ombre double. Puis ils restèrent plusieurs minutes immobiles, la respiration suspendue, ou, simplement, retenant leur souffle. Ils épiaient d’un mouvement quelconque dans la cité sans vie, l’apparition d’une ombre grise, d’un fantôme ancestral qui se mettrait à chevaucher à travers la mer vide sur un destrier de rêve, d’un lignage inouï, d’origine incroyable. Spender, comme envoûté, scrutait les rues d’un œil fasciné.
Deux silhouettes se déplaçaient comme des vapeurs bleuâtres dans les avenues de pierre; de faibles murmures s’élevaient et d’étranges bêtes couraient à travers les étendues de sable gris. À chaque fenêtre se penchaient des formes qui saluaient lentement de la main, comme sous une onde éternelle, des ombres déambulant des tours baignées de lune. Une musique intérieure jouait en sourdine et Spender imaginait la forme des instruments évocateurs d’une telle musique. Ce pays était hanté.
— Ray Bradbury / Chroniques martiennes / Trad. : Henri Robillot / Denoël / 1954 [1950].



Elle traversait les plaines de Gusev, les vastes étendues de silice qui mouraient aux pieds de la vallée Ma’adim, puis s’enfonçait dans la dépression de Laguna Hollow. Parfois, des hommes sans visage lui faisaient l’amour au point d’impact du cratère Bonneville, dans les solitudes alcalines de Home Plate ou au sommet des plus hautes roches de Husband Hill. Elle manquait parfois d’oxygène, se laissant aimer des heures en apnée, et la Terre scintillait à peine au loin dans la nuit, de ses pixels retardataires; il lui semblait avoir un chiffon imprégné d’éther sous le nez, enfoncé tout au fond de la gorge, et que des millions d’hommes se bousculaient en son fondement pour y puiser l’eau rare. Ivre, le dos criblé de picrobasaltes, elle sentait remuer en elle de viriles méharées, de puissantes poussées de magmas.
Texte : Romain Verger — Membrane
Vidéo : Music by Murcof / “Cuerpo Celeste” / Cosmos / Visuals by xx+xy
Images #1 : Bill Viola / The Passing / 1991 / Source : cab-grenoble
Images #2-3 : Moon / Nasa / Source : artnet









Mars / N.A.S.A. / En grand format sur ma page Netvibes / Grand panoramique
Mars / Source : Nasa / ” What created this great cliff on Mars? Did giant waterfalls once plummet through its grooves? With a four-kilometer drop, this high cliff surrounding Echus Chasma, near an impressive impact crater, was carved by either water or lava. A leading hypothesis is that Echus Chasma, at 100-kilometers long and 10-kilometers wide, was once one of the largest water sources on Mars. If true, water once held in Echus Chasma likely ran over the Martian surface to carve the impressive Kasei Valles, which extends over 3,000 kilometers to the north. Even if initially carved by water, lava appears to have later flowed in the valley, leaving an extraordinarily smooth floor. Echus Chasma lies north of tremendous Valles Marineris, the largest canyon in the Solar System. The above image was taken by the robotic Mars Express spacecraft currently orbiting Mars.”