Merci à Jacques Josse pour sa lecture de Fissions :
“Il y a des rencontres à maudire, des attirances extrêmes à garder impérativement à distance en les maintenant dans le domaine virtuel qui les a vus naître. C’est ce que doit penser, sans vraiment se l’avouer, le narrateur de ce roman en se remémorant la vie brève qu’il a tenté de partager avec celle qu’il a connu sur « un site de rencontres aléatoires ». Il s’attache à retracer tout particulièrement sa nuit de noces, un 21 juin, à la montagne, nuit la plus courte de l’année mais celle où sa vie a, alcool, instincts et folie aidant, basculé. Au moment où débute son récit, il est isolé sous […]”
Merci à Nathalie Goldgrab pour son bel article consacré à Fissions :
“Quel plaisir de retrouver l’univers si particulier de Romain Verger ! Après ses Forêts noires qui m’avaient envoûtée, voici Fissions, à la couverture orageuse laissant tomber la foudre, roman qui pour être plus troublant, escarpé et âpre que son prédécesseur – au sens de marquer les esprits – n’en est pas moins poétique, ni délectablement littéraire. De l’histoire en elle-même, je ne vous en dirai que peu pour vous laisser la découvrir par vous-même.
Un jeune homme, une nuit de noces, une emprise, […]”
Merci à Marianne Loing pour sa lecture de Fissions!
“La déflagration du récit est brutale, directement sur la plaie dès l’entame.
Le désastre a déjà eu lieu et le narrateur écrit, quelques heures chaque jour, et tente de comprendre, ou au moins de fixer les traces de cette destruction.
«Je prends les choses comme elles reviennent, dans le plus grand désordre, les attrapant à la gorge quand elles percent de ma camisole chimique. Ce sont tes cris […]”
“Lire un nouveau roman de Romain Verger, c’est comme assister à l’expansion d’un univers qui, depuis le point d’origine du big bang (Zones sensibles), ne cesse de déployer une matière entre toutes identifiable : des mondes pour constituer un monde, unique dans tous les sens du terme, et qui vous accrochent au passage, quoi que vous en vouliez, fussiez-vous à des années-lumière, du fait de vos goûts personnels, de ces étrangetés sauvages, pour vous happer et vous inclure, presque à votre corps défendant, dans leur mouvement gravitationnel. […]”
Un grand merci à Céline Righi pour sa subtile et très poétique lecture de mon nouveau roman.
“Là, près de lui, Noëline à la bouche sèche et vide. On ne peut l’embrasser. La folie - haute flamme - consume son intérieur. Noëline ne parle plus. Les mots la boudent et si vous la touchez, il en sort des éclairs. C’est une bobine de peurs. Décousue, mise en pièces, écartelée entre les vieilles ombres qui déchirent toute sa chair depuis ses jeunes années, depuis ses origines quand elle sortit poisseuse de la nuit rouge du ventre, de la saumure amère dans laquelle elle baignait.
Il voudra être doux et chercher à comprendre : elle n’est que barbelés. Et le soir de leurs noces, Noëline à l’étage de la maison familiale hurle dans une nuit à trancher au couteau, se cramponne à la taie dans la demi-conscience. Il y a de son enfance des effluves imagés qui remontent aujourd’hui comme des relents d’égout. Fantômes du passé et visions grimaçantes se tiennent par la main en une curieuse danse. Et puis il y a aussi l’odeur de chair brûlée… Noëline écrasée par […] “
MON QUATRIÈME ROMAN PARAÎT AUJOURD’HUI
ROMAIN VERGER / FISSIONS / ÉDITIONS DU VAMPIRE ACTIF / 2013.
ISBN : 978-2-917094-09-9 / 144 pages / 12,50 € (+2,50 de frais de port)
LE ROMAN :
“Tu m’avais dit marions-nous le 21 juin, au solstice d’été. C’est le jour le plus long. À Rochecreuse, à la montagne, où le soleil consume longtemps les cimes.”
Dans un face à face avec l’écriture, un homme se remémore sa nuit de noces, en suit le cours jusqu’à son apothéose tragique. Avec ce quatrième roman qui mêle de nombreux motifs filmiques et littéraires et qui emprunte tour à tour aux registres du fantastique, du grotesque et du thriller, Romain Verger signe le récit exalté et obsédant d’une inexorable désintégration.
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# CHAPITRE
Merci à Claire Laloyaux pour sa dissection des Fissions :
Comme dans l’un de ses précédents récits, Zones sensibles, Romain Verger travaille encore dans Fissions le morcellement du corps, sa dissolution en une pâte déformée par la folie. L’histoire commence un peu comme le film de Lars Von Trier, Melancholia (2011), avec une jeune femme qui se refuse au mariage et laisse doucement pénétrer en elle la conscience du désastre, de sa fin à elle et de l’apocalypse tout entière :
“En voulant m’épouser tout là-haut, sous ces rayons ultimes, tu croyais que notre rencontre inonderait de lumière cette maison où est née et a incubé la folie des tiens, où le mal a poussé et disséminé, frayant ses racines dans les sagnes turbides où ces montagnes trempent leurs pieds flétris.”
Le sentiment apocalyptique est moins cosmique chez Verger, il est d’abord mûri de l’intérieur par un narrateur fragilisé par sa peur du gouffre […]
La soirée promet d’être captivante et sympathique. Cette 8e rencontre des Soirées de la Petite édition (orchestrée par Julien Delorme) sera l’occasion de découvrir le catalogue exigent du Vampire Actif en présence de ses éditeurs passionnés (Karine Cnudde et Hugues Beesau). Félicien Champsaur et Jean Richepin seront entre autres de la partie, escortés de gladiateurs et saltimbanques. Et puis ce sera l’occasion de fêter la parution de mon dernier roman, Fissions, à paraître lundi prochain. On compte sur votre présence nombreuse !